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Une initiative deBruxelles Environnement

Perruche à collier Psittacula krameri

Apprenez à reconnaitre la plus connue des trois espèces de perruches exotiques acclimatées à Bruxelles.

Caractéristiques principales

Nom latin Psittacula krameri
Famille Psittacidae
Sous groupe Autres oiseaux
Paysage Ville Dense • Ville Campagne • Ville Forêt
Statut de protection Espèce exotique envahissante
Espèce exotique envahissante préoccupante pour la Région bruxelloise (Annexe IV, Ord. Nature).
Origine Asie • Afrique
Taille 37 à 43 cm
Rareté, abondance Très commune
Poids 90 à 145 g
Longévité 30 (captivité)

Observez, identifiez, découvrez

Quel est donc cet oiseau d'un vert si "exotique", qui jacasse dans nos parcs ? À Bruxelles, 3 espèces de perruches "férales" (revenues à l'état sauvage) se rencontrent au détour des balades. Une observation qui peut parfois étonner les visiteurs moins urbains, peu habitués à voir de tels oiseaux exotiques hors des volières.

La perruche à collier se reconnait à un plumage presqu’entièrement vert vif, une très longue queue fine aux nuances bleu azur et métallique, et un épais bec à la mandibule supérieure rouge corail, la mandibule inférieure étant noire. Ses longues ailes étroites sont plus foncées au bout. Le mâle acquiert son plumage adulte à sa 3ème année: il est alors est pourvu d'un collier noir et rose. La femelle et les juvéniles jusqu'à l'âge de 3 ans sont souvent plus clairs, ne présentent pas de vrai collier et, pour les juvéniles, ont la queue plus courte.

Son gros bec crochu est un véritable outil qui lui sert à progresser dans les arbres, agrandir un trou pour la nidification, se nourrir en cassant des graines, en cueillant des fruits ou en coupant des bourgeons.

Les perruches à collier se rassemblent tous les soirs sur des arbres "dortoirs" pour passer la nuit. Cependant, pendant la période de reproduction, les adultes nicheurs passent généralement la nuit sur leur site de nidification. A Bruxelles, les perruches à collier et alexandre se mélangent dans les mêmes dortoirs.

Le saviez-vous ?

La population bruxelloise de perruches à collier a pour origine la fermeture en 1974 d'un parc animalier situé sur le plateau du Heysel. Une quarantaine d'oiseaux, libérés volontairement, se sont alors retrouvés dans la nature. Les hivers, même très rudes, ne semblent avoir que très peu d'impacts sur la population globale de cette espèce à Bruxelles, pourtant originaire d'Afrique subsaharienne et d'Inde. Son maintien s'explique peut-être en partie grâce au nourrissage des particuliers et au manque de prédateurs naturels : en effet, le faucon pèlerin semble être jusqu'à présent son seul prédateur régulier à Bruxelles.


Cycle biologique

La femelle pond de 2 à 6 œufs, qui sont incubés pendant 21 à 23 jours. Les jeunes sont nourris au nid pendant environ quarante jours. Les jeunes perruches restent un peu moins de 2 mois au nid avant de prendre leur envol.

  • Visibilité : janvier à décembre
  • Reproduction : février à juin
Visibilité : Janvier -
Reproduction : Février - Juillet

Risques de confusion

Perruche alexandre

Conure veuve

Place dans l’écosystème

Alimentation Frugivore • Granivore • Herbivore
Spécialisation alimentation Généraliste
La perruche à collier est végétarienne : elle se nourrit de graines et fruits divers, de bourgeons, de fleurs et de très jeunes feuilles. La perruche à collier fréquente également volontiers les mangeoires.
Lieu de reproduction Arbres • Cavicole • En colonies • Bâtiments
Niche principalement dans des cavités d’arbres (elle apprécie notamment les vieux platanes) situées à une hauteur de 3 à 10 m du sol, mais peut également « creuser », grâce à leur bec puissant, dans la couche d’isolation des bâtiments pour y installer son nid. Les perruches nichent en colonies lâches.
Biotope Bâtiment • Massif boisé • Parc
Les perruches à collier fréquentent une grande variété d’habitats arborés. Chez nous, les populations férales issues de captivité vivent principalement en milieu urbain. Elles nichent dans des cavités d’arbres, notamment dans les parcs, ou des bâtiments.
Risques de confusion Perruche alexandre (Psittacula eupatria), Conure veuve (Myiopsitta monachus)

Cohabitez et évitez les nuisances

La perruche à collier est une espèce exotique envahissante ("invasive") qui peut potentiellement porter atteinte à la biodiversité. Les perruches à collier et alexandre peuvent entrer en concurrence avec les oiseaux indigènes qui sont cavicoles. Une étude a ainsi démontré la compétition entre les perruches et la sittelle torchepot pour l'occupation des cavités. Bien qu'il y ait des sittelles qui nichent dans les zones où nichent également les perruches, le résultat de cette étude augmente l'inquiétude concernant la vulnérabilité des oiseaux indigènes qui nichent dans les cavités. 

Certaines espèces de chauves-souris fréquentent toute l'année des trous d'arbres. Il y a encore de nombreux vieux arbres en Région bruxelloise, pourtant leur disparition progressive est susceptible d'entraîner une raréfaction des cavités disponibles et une plus forte concurrence entre les espèces d'oiseaux et de chauves-souris partageant cette ressource.

Dans certains quartiers, la présence toute la journée et jusqu'à la nuit tombante de perruches peut être la cause d'importants désagréments sonores. C'est aussi le cas pour les riverains des dortoirs, du moins à l'arrivée des oiseaux en fin de journée.

Comme d'autres oiseaux, la perruche à collier peut occasionner des dégâts sur certains bâtiments en creusant des niches dans l’isolation extérieure. 

Que faire pour limiter les nuisances ?

  • Préservez autant que possible les vieux arbres à cavités, même morts sur pied. Ceci permet à d'autres espèces d'oiseaux et à d'autres petits animaux de trouver des endroits où s'abriter et se reproduire en ville.
  • Ne nourrissez pas les perruches et évitez de laisser de la nourriture dehors à leur portée.
Pour rappel

Ne relâchez jamais d’animaux exotiques dans la nature : c'est non seulement être préjudiciable à la biodiversité (compétition alimentaire ou pour les sites de nidification, prédation, transmission de maladies…), mais aussi aux animaux relâchés eux-mêmes qui pourraient ne pas y survivre (climat, disponibilité en nourriture, etc.).