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Triton ponctué Lissotriton vulgaris

Découvrez ce petit triton bien présent à Bruxelles 

Caractéristiques principales

Nom latin Lissotriton vulgaris
Famille Salamandridae
Sous groupe Amphibiens
Paysage Ville Campagne • Ville d'Eau • Ville Forêt
Statut de protection Espèce Natura 2000 • Espèce intégralement protégée
Protection stricte sur tout le territoire régional (Annexe II.2.1, Ord. Nature) ; Espèce d’intérêt régional (Annexe II.4.A, Ord. Nature)
Origine Indigène
Taille 6 à 9 cm
Longévité Jusqu’à 14 ans en captivité

Observez, identifiez, découvrez

Le triton ponctué est un amphibien de petite taille, mesurant généralement entre 7 et 10 cm. Son dos présente une coloration brun-vert olive, souvent marquée de petites taches sombres, tandis que son ventre est orangé à jaune, parsemé de taches sombres caractéristiques. Contrairement au triton palmé, la gorge du triton ponctué est tachetée.

Pendant la période de reproduction, les mâles se distinguent par une crête dorsale ondulée et un filament caudal qui court le long de leur queue. Les femelles, bien que dépourvues de crête, arborent également des motifs colorés distinctifs.

Ce triton fréquente les zones aquatiques comme les mares, étangs, et fossés peu profonds pour se reproduire. Le triton est peu exigeant en matière d'habitat. On peut le trouver dans tous les types de points d'eau stagnante ou à faible écoulement dès lors que ceci sont suffisamment ensoleillés et contiennent assez de végétation subaquatique.

Dans sa phase terrestre il vit aussi dans les forêts et prairies, où il se réfugie sous les souches, des branches, des feuilles mortes ou des pierres. Les Tritons ponctués qui hivernent à terre
(L’hivernage dans le point d’eau de reproduction est également fréquent) passent l’hiver dans des trous et fissures du sol, entre des racines, sous des pierres, des troncs d’arbres ou des tas de feuilles.

Il est actif de jour comme de nuit en période de reproduction, mais en général de nuit seulement en phase terrestre.

À terre, le Triton ponctué se nourrit surtout de petites limaces et de vers de terre, ainsi que de divers insectes.

Le saviez-vous ?

Tous les ans, les tritons effectuent une migration aller et retour entre leurs habitats d’hiver et d’été. Les bandes boisées, haies de plein vent et ourlets de haute végétation herbacée peuvent servir de couloir entre ces habitats, offrant aux tritons l’abri nécessaire contre la sécheresse, le froid ou la prédation durant leur migration. En règle générale, ils ne franchissent pas de grandes distances. Le domaine vital d’un Triton ponctué s’étend dans un rayon d’environ 100 à 500 mètres autour du site de reproduction.

Raadpleeg de kaart van amfibieën en reptielen in Brussel


Biologische cyclus

Sa migration vers les sites de reproduction, au sortir de l’hibernation (qui dure de novembre à février), a lieu aux premières nuits douces de fin d’hiver ou de printemps, du crépuscule jusqu’aux environs de minuit. Sa période de reproduction est courte, de fin mars à fin mai ; les adultes retournent à terre à partir de début mai. Les œufs sont emballés isolément dans la végétation aquatique à l’aide des pattes arrière. L’éclosion a lieu 2 à 4 semaines plus tard, en fonction de la température de l’eau. Le stade larvaire se termine par une métamorphose. 

Les juvéniles quittent le milieu aquatique en août ou septembre. Une petite fraction des larves passe l’hiver au stade larvaire. L’âge adulte est atteint au bout de 2 à 3 ans. Les larves se nourrissent principalement de petits invertébrés qui vivent au fond de l’eau, tandis que les adultes se nourrissent surtout d’invertébrés nageurs tels que des copépodes, mais aussi d’œufs et de larves de grenouilles et de tritons.

  • Visibilité : Février à octobre
  • Hibernation : novembre à février
  • Reproduction : mars à début mai
Visibilité : Février - Novembre
Hibernation : Novembre -
Hibernation : Janvier - Mars
Reproduction : Mars - Mai

Risques de confusion

Triton palmé femelle

Triton palmé mâle

Triton alpestre femelle

Femelle de triton alpestre © Kees Marijnissen, Saxifraga

Triton alpestre mâle

Triton alpestre mâle © Kees Marijnissen, Saxifraga

Place dans l’écosystème

Alimentation Insectivore • Molluscivore • Carnivore
Spécialisation alimentation Généraliste
Adulte il est carnivore, il consomme des insectes, mollusques, larves d’amphibiens, et petits invertébrés. Les larves se nourrissent d'invertébrés vivant au fond de l'eau, de plancton, puis adoptent le même régime que les adultes.
Lieu de reproduction Aquatiques
Mares, ornières forestières, fossés et étangs. Ces lieux doivent être situés à proximité de zones boisées, souvent à moins de 300 mètres
Biotope Etang • Mare • Prairie • Zone humide • Massif boisé
Il se rencontre avant tout dans les mares et étangs, généralement sans poisson, des parcs et des jardins. On le retrouve aussi de façon moins importante dans des zones agricoles, dans les zones d'eaux temporaires, les zones de marais et de bosquets, et marginalement en milieu forestier. En Forêt de Soignes, il est surtout présent sur la lisière nord du massif et assez peu à l’intérieur de celui-ci.
Risques de confusion triton palmé, triton alpestre

Gérez et accueillez

Pour favoriser cette espèce

Aménagez les mares

  • Installez les mares à proximité d’abris naturels (bois, haies, tas de pierres), idéalement dans un réseau d’au moins 10 mares, espacées de 400 m maximum.
  • N'introduisez pas de poisson (prédateurs d'oeufs et larves) ni d'espèces invasives. 
  • Prévoyez une zone peu profonde au nord pour un réchauffement optimal des larves. Minimiser l’ombrage.
  • Maintenez une zone de friche de 20 m autour des mares, fauchée après le 1er septembre (hauteur minimale : 10 cm). En cas de fauchage hors période, préserver 25 % de la zone en refuge.
  • Clôturez les mares pour protéger les berges, tout en laissant un accès limité pour l’abreuvement.
  • Assurez vous que la mare reste en eau au moins jusqu’en août (métamorphose des larves).
  • Evitez d'enlever les feuilles autour des mares et autres habitats aquatiques car l'espèce apprécie la présence de litière où il peut se cacher.

Aménagez des habitats terrestres

  • Réhaussez les niveaux d’eau dans les fossés ou aménagez des petits barrages.
  • Conservez les sites comme les glacières, bunkers ou ruines, adaptés avec des ouvertures sécurisées pour éviter les courants d’air.
  • Convertissez les champs en prairies maigres, diversifiées et adaptées à la faune.

Sécurisez les migrations

  • Réduisez les obstacles (bordures de trottoir, grilles d’égout) en installant des rampes ou grilles adaptées.
  • Installez des crapauducs avec passages souterrains et éléments de guidage, bien positionnés et entretenus.
  • Empêchez l’entrée des tritons dans les caves, bassins d’orage, égouts, etc., ou facilitez leur sortie (échelles, systèmes flottants) afin qu'ils n'y soient pas piégés.

Prévenez les maladies

  • Respectez les directives spécifiques, comme celles du plan d’action contre la chytridiomycose, pour éviter la propagation des pathogènes.
Mâle triton ponctué © Janus Verker, Saxifraga

Entretenez les mares

  • Retirez la vase lorsque nécessaire, tout en préservant 25 % de la superficie pour les abris et la faune (idéalement en octobre).
  • Maintenez une végétation abondante pour abriter les tritons.
  • Luttez contre les espèces invasives telles les tortues et oiseaux d’eau domestiques (prédateurs ou source d’eutrophisation).
  • Intervenez en cas de pollution, eutrophisation ou assèchement précoce.

Aménagez des connexions

  • Créez des bandes boisées, haies ou cours d’eau larges (minimum 3 m, idéalement 6 m), avec des zones tampons exemptes de traitements chimiques.
  • Favorisez des corridors le long de cours d’eau pour un microclimat humide.
  • Laissez des tas de bois, branches ou troncs pour les abris et l’hivernage.

Entretenez les éléments ligneux et bandes herbacées

  • Recépez les éléments ligneux tous les 12 ans environ, en laissant des branches pour les abris.
  • Fauchez les bandes herbacées entre mars et mai (ou entre octobre et juillet en cas de décalage) à une hauteur minimale de 10 cm, en préservant 25 % de la zone en refuge.

Le Triton ponctué est sensible à la mycose Batrachochytrium salamandrivorans (Bsal).

  • Proscrivez les pesticides.

Calendrier d'intervention

  • Migration des batraciens : mi février à fin avril
  • Hibernation : novembre à début mars
  • Curage de mare : octobre
  • Excavage et étrépage en zone boisée : février à mai inclus.
  • Fauchage possible (10 cm min) : Février à mai inclus
  • Pas de fauche ni de pâturage : de juillet à octobre
Migration : Mi-Février - Mai
Hibernation : Novembre -
Hibernation : Janvier - Mars
Curage : Novembre - Décembre
Excavage et étrépage : Février - Juin
Fauche : Février - Juin
Pas de fauche ni pâturage : Juillet - Novembre
Triton en phase terrestre © Luuk Vermeer, Saxifraga

Biosécurité : gestion de la chytridiomycose

Ces prescriptions de sécurité sont conformes au plan d'action belge Bsal, pour la lutte contre Batrachochytrium salamandrivorans, maladie fongique atteignant les salamandres.

Pour tout renseignement complémentaire, contactez Bruxelles Environnement.

Mesures générales

  • Ne manipulez des amphibiens que si c'est vraiment nécessaire.
  • Relâchez-les toujours à l'endroit où vous les avez capturés.
  • Lavez-vous bien les mains avant d'entrer en contact avec l'eau ou avec des amphibiens. Nettoyez vous les mails également lorsque vous quittez un endroit, à l'aide d'un gel désinfectant pour les mains.
  • Si vous êtes actifs sur plusieurs sites de traversée, nettoyez soigneusement votre seau entre chaque intervention en enlevant les morceaux de plantes, mottes de boue, et en le rinçant à l'eau.  

Les amphibiens morts et/ou malades, dont la cause de la mort n'est pas identifiable à première vue, représentent un risque important. Manipulez-les uniquement avec des gants.

En présence d'animaux morts

Si vous rencontrez des individus morts dont la cause du décès n'est pas claire à première vue (p.ex. prédation, victimes de la route, noyade), prenez contact avec Bruxelles Environnement.

Les cadavres intacts, ne portant pas de trace de traumatisme (donc pas les victimes de la route ni les cadavres attaqués par des animaux) et qui sont relativement frais, seront récupérés pour analyse.

  • Emballez alors l'animal dans un double sac en plastique et stockez-le au réfrigérateur.

Espèce objectif Natura 2000

Des objectifs de conservation quantitatifs et qualitatifs sont fixés pour chaque espèce d'intérêt régional ou communautaire présente dans les sites Natura 2000 de la Région bruxelloise.

ZSC I Forêt de Soignes et Vallée de la Woluwe

Objectifs quantitatifs

  • Au minimum, maintien des populations existantes. 
  • Si possible, développement des populations

Objectifs qualitatifs

  • Réalisation progressive d’une amélioration qualitative de l'habitat de l'espèce
  • Améliorer progressivement la qualité de l'eau dans les cours d'eau et plans d'eau.
  • Au minimum maintenir, et progressivement améliorer des connexions entre les différentes populations d'amphibiens. 
  • Cf. objectifs de conservation relatifs aux habitats 3150, 6430, 9160 et 91E0

ZSCIII Zones boisées et humides de la vallée du Molenbeek

Objectifs quantitatifs

  • Au minimum, maintien des populations existantes.
  • Si possible, développement des populations

Objectifs qualitatifs

  • Réalisation progressive d’une amélioration qualitative de l'habitat de l'espèce
  • Améliorer progressivement la qualité de l'eau dans les cours d'eau et plans d'eau
  • Au minimum maintenir, et progressivement améliorer des connexions entre les différentes populations d'amphibiens
  • Cf. objectifs de conservation relatifs aux habitats 3150, 6430, 9160 et 91E0

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